Kei-cars

Kei-cars : des citadines japonaises idéales absentes du marché automobile européen

Une voiture citadine à moindre coût

Les kei-cars semblent être le parfait compromis pour les citadins japonais. Des constructeurs Japonais tels que Daihatsu, Suzuki, Honda et Mitsubishi ont conquis le marché, laissant les habitants se les arracher.

Nommées keijidōsha en japonais, elles bénéficient d’avantages fiscaux considérables. Leurs détenteurs peuvent entre autres, avoir accès à des primes d’assurances réduites. Un avantage qui pour les petits budgets, n’est pas des moindres. Surtout lorsque l’on sait qu’il s’agit de la seule voiture, qui sur la capitale, peut être achetée sans justifier de la possession d’une place de parking attitrée. Pour mettre en avant leur statut privilégié, leurs plaques d’immatriculations étaient jaunes. Une caractéristique disparue en 2018, leur laissant maintenant accès aux plaques japonaises classiques.

Afin d’être catégorisée comme kei-car et d’avoir accès à ces avantages, les automobiles se doivent de répondre à des critères précis. Les mensurations des voitures ne doivent pas dépasser 3,40 mètres de longueur, 1,48 mètre de largeur et une hauteur de 2 mètres. Une puissance de 64 chevaux limitée par une cylindrée de 660 cm3. Si certains peuvent trouver ça peu, ça n’empêche pas les Japonais d’utiliser leurs bolides jusqu’au bout de ses limites. Rendez-vous en fin d’article pour en comprendre les astuces !

Pour tous les goûts

Si lors de son apparition en 1950, la kei-car était loin d’être une acquisition branchée, elle a aujourd’hui su se réinventer. De la simplicité de la petite berline, aux cabriolets, en passant par des mini-SUV, les kei-cars ont su s’adapter pour plaire à chacun. Tous les types de voiture ont été pensés. Une multitude de monospaces sont disponibles pour les familles, ainsi que de petits vans.

Ce qu’on pourrait croire être une voiture d’appoint, représente en réalité 40% des ventes automobiles de l’Archipel japonaise. Bien loin de son rôle premier, qui dans les années 50, au milieu d’un pays qui tentait de se relever d’une Seconde Guerre Mondiale dévastatrice, était la solution abordable pour la classe moyenne qui cherchait un moyen de locomotion. Aujourd’hui, les keijidōsha sont devenues plus qu’un simple moyen de se déplacer. Elles deviennent accessoires de mode, avec un côté rétro attrayant pour certains, et pour d’autres, l’exotisme des nouveaux modèles a su les conquérir. Comme les cabriolets, qui bien qu’ayant des capacités moindres que les voitures de sport classiques, sont enfin devenus abordables pour les budgets plus restreints.

Qui se fait aussi voiture de course

Quelque chose qu’on imaginerait difficilement en Europe avec des voitures à la puissance limitée, mais les Japonais ont, comme à leur habitude, dépassé leurs limites. Pour ceux qui ressentent un besoin d’adrénaline régulier, les keijidōsha se font aussi voitures de course. En effet, l’Archipel organise en son sein, des courses de « mini-voitures », comme disent les Européens. Se devant de rester fidèles à leur utilité première de voiture citadine, elles gardent une banquette arrière. Un moyen original de goûter à l’adrénaline le weekend et d’être prêt en semaine à s’occuper des tâches familiales. Les enfants garderont un peu de place à l’arrière, assez pour s’installer confortablement !